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14. Le médium le plus étudié
de tous les temps
Traduit
par Edouard Lefevre
.
‘ Je ne vais pas user de la stupidité
à la mode consistant à regarder tout ce qu’on
ne peut expliquer comme une fraude’C. G. Jung
Une
des plus spectaculaires et des plus remarquables médiums
mentales qui vécut fut l’Américaine
Madame Leonore Piper de Boston. Pas un, même pas le
plus fermé des sceptiques, après l’étude
de sa médiumnité durant presque trente ans
n’a jamais évoqué la fraude.
Le Professeur William James, professeur de psychologie à
l’université de Harvard, organisa personnellement
des séances pour elle pendant un an et demi. Puis
le professeur Richard Hodgson, le plus grand professeur
de droit, et à la plus grande notoriété,
prit sa suite. Et finalement le Professeur James hyslop,
professeur de logique et d’éthique de la Columbia
University dirigea les investigations.
Ensemble ils amenèrent des centaines de participants
sous des faux noms, ils embauchèrent des détectives
pour suivre la médium et intercepter son courrier.
Elle fut amenée en Angleterre où elle ne connaissait
personne et ils firent en sorte qu’elle demeure avec
des membres de la Société Britannique de Recherche
Psychique où elle pouvait être constamment
sous contrôle.
Elle entrait en transe, puis un contact – une intelligence
de l’après-vie portant le nom de Dr Phinuit
– prenait place et commençait à donner
beaucoup d’informations précises et de messages
venant de ceux qui étaient décédés.
Juste un exemple parmi beaucoup de milliers couvrant des
décennies dans lequel Madame Piper était extrêmement
précise dans sa médiumnité, c’est
lorsque le Révérend et Madame S. W. Sutton
participèrent à une séance en 1983.
Les Sutton, selon le rapport de Richard Hodgson, étaient
des personnes très intelligentes. Ils participèrent
à une séance avec Madame Piper pour voir s’ils
pouvaient contacter leur petite fille récemment décédée.
Hodgson convia une sténographe de sorte que ce qui
était dit au travers de Madame Piper au sujet de
la petite fille des Sutton est maintenant inscrit dans les
archives de la Societé pour la Recherche Psychique
(voir le compte rendu 1898 : 284-582).
Piper était capable d’établir un contact
entre les Sutton et leur très aimée petite
fille depuis l’après-vie. L’information
ne laissait aucun doute sur le fait que la petite fille
communiquait réellement depuis l’après-vie
avec sa mère et son père encore vivants sur
le plan terrestre.
Elle confirma qu’elle avait l’habitude de mordre
des boutons. Elle identifia son Oncle Franck et un ami qui
était mort d’une tumeur et elle fit référence
à son frère par son surnom. Elle fit référence
à son mal de gorge et à sa langue paralysée
et au fait que souvent elle avait chaud à la tête
avant sa mort. Elle parla de Dina sa poupée, de sa
sœur Maggie, et du petit cheval, son jouet. Elle chanta
aussi deux chansons, les mêmes chansons qu’elle
avait chantées juste avant de mourir. Les Sutton
n’avaient aucun doute sur le fait qu’ils avaient
établi un contact avec leur petite fille et étaient
particulièrement heureux quand elle les rassura :
‘Je suis heureuse…pleure plus pour moi’.
Un très important pouvoir que Madame Piper devait
développer fut l’aptitude à avoir deux
intelligences communiquant avec elle en même temps.
Un enquêteur de la Société pour la Recherche
Psychique (SPR) Richard Hodgson, établit dans un
de ses rapports à la SPR qu’il avait été
témoin de ce qu’une intelligence de l’après-vie
communiquait grâce à Madame Piper avec un participant
tandis que Madame Piper était inconsciente et en
même temps que sa main écrivait un message
sur un sujet différent qui n’avait rien à
voir, concernant Hodgson lui-même.
Des sceptiques convertis
Initialement il y avait eu beaucoup de critique et de scepticisme
au sujet de la médiumnité de Madame Piper.
Mais lorsque l’information et les messages de l’après-vie
devinrent si régulièrement précis pendant
tant d’années, alors même le second membre
de la SPR le plus sceptique, Richard Hodgson, concéda
formellement que la médiumnité de Madame Piper
était authentique et il reconnut que l’information
était issue d’intelligences de l’après-vie.
Les dirigeants de la SPR attendaient de Richard Hodgson
qu’il discrédite tous les médiums, dont
Madame Blavatsky et Eusapia Paladino. Il avait été
spécialement choisi par la SPR et envoyé investiguer
la médiumnité de Madame Piper à ses
tout débuts. Avant qu’il aille enquêter
sur Madame Piper il déclara qu’il allait montrer
comment elle s’y prenait pour tricher avec tant de
succès, ou avec ses mots, comment Madame Piper obtenait
ses informations, ‘par des moyens ordinaires, tels
que des demandes à des complices’.
Complètement étudiée
Hodgson était déterminé à confondre
Madame Piper. Il engagea des enquêteurs privés
pour la suivre, pour rapporter qui elle rencontrait hors
de chez elle, pour intercepter son courrier, pour inviter
des faux participants inconnus de tous à ses séances
et pour faire l’impossible pour prouver que Madame
Piper n’était pas une médium authentique.
En dépit de toute l’opposition et de toute
l’obstruction et des contrôles, l’information
incroyablement précise continua de couler de Madame
Piper. Alors Hodgson commença à arguer que
son contact, le Dr Phinuit, était une portion dédoublée
de l’esprit de Madame Piper. Il était avancé
que puisque le Dr Phinuit n’était pas en mesure
d’identifier qui il était lorsqu’il faisait
partie de notre dimension, il ne pouvait pas être
réel. Ou que parce qu’il ne pouvait pas répondre
à certaines questions sur la philosophie il n’existait
pas réellement. Ou que la télépathie
expliquait tout. Le but de ces arguments évidemment
était de dénier l’existence de l’après-vie.
Les limites de Hodgson
Clairement, les objections de Hodgson n’étaient
techniquement pas valables. Ceux qui écrivent au
sujet des phénomènes psychiques, même
des écrivains contemporains, ont été
trop disposés à écrire favorablement
sur les déclarations de Hodgson au sujet des médiums.
Mais ces écrivains :
- échouèrent à montrer qu’il
était sous une forte pression de la part des dirigeants
de la SPR pour trouver quelque chose contre les médiums
- échouèrent à montrer que la présomption
de fraude de Hodgson était une variable négative
externe incontrôlée.
- échouèrent à montrer l’obligation
placée sur Hodgson de réfuter techniquement
les preuves produites par Madame Piper sur l’après-vie
- échouèrent à critiquer Hodgson pour
n’avoir pas usé de la
science pour rejeter l’après-vie
- échouèrent à montrer qu’il
n’était pas sensible ni n’avait la
connaissance psychique essentielle pour gérer proprement
la validité et la fiabilité des examens.
Dans ses objections initiales Hodgson lui-même échoua
à montrer que :
- son affirmation au sujet de la télépathie
était valide
- .Madame Piper avait le pouvoir de lire les pensées
d’autrui
- Madame Piper pouvait lire les pensées pendant une
séance, étant inconsciente
- La télépathie de Madame Piper s’étendait
jusqu’à ceux qui étaient distants de
centaines de kilomètres de la séance pendant
qu’elle était inconsciente
- l’information précise ne venait pas d’intelligences
de l’après-vie
- l’information était transmise par un esprit
dédoublé
Il n’y a pas d’échappatoire à
s’encombrer du fardeau des preuves. Il incombait clairement
à Hodgson de prouver que ses objections étaient
valides. Mais il ne prouva rien. Il dit simplement :
‘...Je ne peux rien prouver du tout. Je ne peux pas
prouver qu’il y ait fraude. Je ne peux pas prouver
la tricherie contre Madame Piper mais croyez moi ; ne croyez
personne excepté moi ; croyez moi parce que j’ai
seul la vérité sur ces choses mais personne
d’autre ne l’a.'
Ce genre de déclaration dogmatique personnelle, intentionnellement
préjudiciable, sans substance n’était
pas la façon professionnelle de présenter
la réfutation, ni ne l’est de nos jours.
Nous savons que par la suite Hodgson allait ravaler ses
objections, ses refus, son arrogance, son intransigeance
contre l’acceptation des phénomènes
psychiques et confesser à contre cœur que la
communication spirite était la seule explication
pour l’information régulièrement précise
que lui et d’autres recevaient.
Il était vraiment très absurde de la part
de ces enquêteurs de la SPR, après avoir reçu
continuellement une information brillante et tout à
fait précise parmi des centaines d’autres choses,
de déclarer qu’il n’était pas
possible pour une intelligence de l’après-vie
de guider Madame Piper.
La situation arriva à ce qu’un grand nombre
de personnes acceptèrent la preuve de l’après-vie
de Madame piper parce qu’elles recevaient une information
précise mais que les sceptiques à l’esprit
fermé, dirigeant la SPR ne le firent pas. Leur stratégie
consistait à penser que s’ils pouvaient détruire
son contact Phinuit, ils détruiraient toute notion
que quelqu’un de l’après-vie était
concerné.
Ce doit être de la télépathie
!
Quand les sceptiques à l’esprit fermé
échouèrent à discréditer Madame
Piper, leur nouvelle attaque fut que madame Piper, étant
en transe – c'est-à-dire pendant qu’elle
était totalement inconsciente - lisait dans les pensées
de ceux qui étaient en séance et les pensées
d’autres personnes se trouvant à des centaines
de kilomètres de l’endroit où se tenait
la séance ! Il y a quelque chose de très bizarre
dans ce que les chefs des sceptiques de la Société
pour la Recherche Psychique (comme Hodgson initialement,
et Franck Podmore) qui n’avaient jamais accepté
la télépathie, retournèrent leur veste
et déclarèrent ‘ce doit être de
la télépathie’ ! Quand la preuve de
l’après-vie donnée par Madame Piper
fut devenue objective, scientifique, infaillible et absolue.
Les faits concernant Madame Piper ne sont pas dicutés.
Différents auteurs reconnaissent que le Dr Phinuit
fut son premier contact. Mais ensuite un des propres amis
de Hodgson, George Pellew mourut soudainement et il prit
la place du Dr Phinuit, se manifestant à travers
Madame Piper en transe. Hodgson se trouvait alors en position
privilégiée pour poser à son ami décédé
des milliers de questions sur leur relation. Pendant des
années Madame Piper – ou mieux George Pellew
s’exprimant à travers elle – répondit
aux milliers de questions correctement.
Un test incroyable
Pendant plusieurs mois Hodgson amena plus de 150 participants
aux séances de Madame Piper en transe. Trente de
ceux-ci avaient connu George Pellew de son vivant –
les autres ne l’avaient jamais rencontré. George
Pellew était en mesure d’identifier correctement
tous les participants qu’il avait connus. La plupart
d’entre eux s’assirent et parlèrent du
passé avec George Pellew, parlant par l’intermédiare
de Madame Piper, comme s’il était là
en chair et en os. Sa seule erreur fut de ne pas réussir
à identifier une personne qu’il n’avait
pas connue puisque la personne était une toute petite
fille !
Ces réunions étaient si absolument impressionnantes
que Richard Hodgson écrivit son rapport expliquant
en détails pourquoi il s’était trompé
dans ses précédents rapports et que maintenant
il avait définitivement accepté l’existence
de l’après-vie. Il déclara qu’il
avait communiqué avec des intelligences de l’après-vie
et qu’il était impatient de se rendre là
bas lui-même !
Hodgson admet l’authenticité de la médiumnité
de Madame Piper
Le scepticisme dur de Richard Hodgson l’avait conduit
à faire quelques unes des plus horribles bourdes
de l’histoire psychique. Mais elles s’achevèrent
avec Madame Piper. Il prit acte de l’existence de
l’après-vie disant :
...maintenant je n’ai plus aucun doute sur ce que
les ‘communicateurs’ dont j’ai parlé
dans les pages précédentes, sont véritablement
les personnalités qu’ils disent être,
qu’ils ont survécu au changement qu’on
appelle la mort, et qu’ils ont communiqué directement
avec nous que nous appelons les vivants, au travers de l’organisme
en transe de Madame Piper (Compte rendu de la SPR vol 13,
1898, H 10).
C’était très étonnant. Voila
quelqu’un dont l’immaturité d’avant,
la relative incompétence et l’inexpérience
avaient aidé à détruire la crédibilité
de deux médiums internationaux qu’il n’avait
pas pris le temps d’étudier à fond.
Quand il étudia vraiment Madame Piper il accepta
l’idée de l’après-vie parce que
la preuve persistante demeurait simplement durant des années.
Hodgson était vaincu par un médium mental
et il le savait.
Madame Piper la brillante médium Américaine
douée gagna de manière répétée
d’autres batailles contre les sceptiques à
l’esprit fermé, souvent des sceptiques malhonnêtes
et négatifs. L’histoire enregistre cette très
grande victoire d’une médiumnité authentique
communiquant avec des intelligences de l’après-vie.
Des géants de la science humiliés Quelques
uns des plus éminents scientifiques après
avoir étudié la médiumnité de
Madame Piper furent d’accord unanimement en termes
absolus que Madame Piper avait prouvé l’existence
de l’après-vie. Selon le livre faisant autorité,
du lauréat du Prix Nobel le Professeur Charles Richet
sur les phénomènes psychiques, Notre Sixième
Sens (1927), Frédérick Myers, un des membres
les plus distingués de la Société pour
la Recherche Psychique, déclara:
Les messages m’étaient donnés et certaines
circonstances indiquaient qu’il était impossible
que madame Piper soit informée (Richet 1927: 128).
Sir Oliver Lodge, un des scientifiques les plus distingués
que ce monde ait connu, déclara:
Je me suis assuré que beaucoup d’informations
fournies par Madame Piper en transe n’avaient pas
été acquises par une méthode ordinaire
de tous les jours et excluent l’usage des voies sensorielles
normales (Richet 1927: 128).
Le Professeur William James des Etats-Unis, initialement
un sceptique dur et un des géants intellectuels les
plus inspirés de son temps, admit :
Je suis absolument certain que Madame Piper, dans un état
de transe, connaît des choses qu’il lui aurait
été impossible de connaître en état
d’éveil (Richet 1927: 128).
Le Professeur Hyslop, professeur de logique et d’éthique
de la Columbia University aux Etats-Unis, un des sceptiques
les plus obstinés qui, pendant de nombreuses années,
dissémina beaucoup de propagande anti psychique,
en vint à admettre l’authenticité de
la médiumnité de Madame Piper.
Il fonda la American Society for Psychical Research (Société
Américaine pour la Recherche Psychique) et écrivit
sept livres sur la preuve de la survivance Science and a
Future Life (1906); Borderland of Psychical Research (1906);
Enigmas of Psychical Research (1906); Psychical Research
and the Resurrection (1908); Psychical Research and Survival
(1913); Life After Death (1918) and Contact with the Other
World (1919). (Science et Vie Future ; Frontière
de la Recherche Psychique ; Enigmes de la Recherche Psychique
; Recherche Psychique et Résurrection ; Recherche
Psychique et Survie ; Vie après la Mort et Contact
avec l’Autre monde).
Dans Vie Après la Mort (1918) il écrivit
le fameux :
Je considère l’existence des esprits désincarnés
comme scientifiquement prouvée et je ne me réfère
plus aux sceptiques comme leur accordant un droit de parler
du sujet. Tout homme qui n’accepte pas l’existence
des esprits désincarnés et sa preuve est soit
un ignorant soit un lâche moralement. Je l’expédie
sans ménagements, et ne propose plus de discuter
avec lui sur la supposition qu’il connaît quelque
chose du sujet.
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