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20. Visions de lit de mort
Traduit par Edouard Lefevre
‘Une idée nouvelle est d’abord condamnée
parce que ridicule puis rejetée parce que futile,
jusqu’à ce que finalement, elle devienne ce
que tout le monde connaît’.
William James
Tout au long du vingtième siècle il y a eu
des livres publiés qui détaillaient les observations
faites par des médecins et des infirmières
de patients en train de mourir.
Bien que les visions de lit de mort puissent être
trouvées dans la littérature et la tradition
de tous âges, elles étaient rarement mentionnées
dans la littérature scientifique avant la fin des
années 1920, quand elles furent étudiées
par Sir William Barrett, un Professeur de Physique au Royal
College of Science (Collège Royal de Science), à
Dublin. Il commença à s’intéresser
au sujet quand sa femme, qui était un chirurgien
en obstétrique, rentra à la maison une nuit
et lui parla d’une femme qui était morte à
l’hôpital ce jour là d’une hémorragie
post partum.
Juste avant de mourir la femme, Doris, s’assit et
devint très excitée à la vue d’un
magnifique paysage et dit que son père était
venu l’escorter de l’autre côté.
Ce qui était le plus étonnant pour les Barrett
était que cette femme avait soudainement exprimé
la surprise de voir sa soeur, Vida, avec son père.
Il semble que la sœur de Doris, Vida, était
morte seulement trois semaines avant. Etant donné
que Doris avait été si malade, la mort de
sa sœur bien aimée lui avait été
cachée.
Cette histoire inspirait tellement Barrett qu’il entreprit
une étude systématique des visions de lit
de mort. Elle fut la première étude scientifique
à conclure que l’esprit du patient mourant
est souvent clair et rationnel. Il rapporta aussi un certain
nombre de cas dans lesquels le personnel médical
ou les parents partagèrent la vision du patient mourant.
Son livre, publié en 1926 s’appela Deathbed
Visions (Visions de Lit de Mort). Dedans il nota que :
.souvent au moment de la mort les gens voient à leur
côté un ami ou un parent décédé.
. dans tous les cas, après vérification, la
personne qu’elle avait vue était morte avant
elle sans qu’elle le sache
.les enfants mourants exprimaient souvent la surprise de
voir que les anges qui les attendaient n’avaient pas
d’ailes
Dans les années 1960 le Dr Karlis Osis de la Société
Américaine pour la Recherche Psychique réalisa
une étude pilote sur les visions de lit de mort qui
confirma les découvertes de Barrett et fut vérifiée
plus tard comme existant dans plusieurs cultures. Ses découvertes
étaient :
.le type le plus courant de vision était celle de
personnes qui étaient mortes auparavant
.ces visions étaient habituellement de courte durée,
cinq minutes ou moins
.le patient mourant déclarait que le visiteur était
venu pour l’emmener
.la croyance en l’après-vie n’a pas d’influence
sur la fréquence ou le genre d’apparition
.la majorité des patients de l’étude
n’avaient pas reçu de médicaments qui
auraient pu causer des hallucinations
En 1977 le Dr Osis et son collègue, le Dr Erlenddur
Haraldson, publièrent At the Hour of Death (A l’heure
de la Mort). Ce livre augmentait l’étude originale
et incluait des rapports de plus de 1000 médecins
et infirmières d’Inde autant que des Etats-Unis.
En tout il se rapportait à la mort de plus de cent
mille personnes. Les conclusions de ces études s’accordaient
bien avec le travail pionnier effectué sur une période
de trente ans et avec les différents travaux du
Dr Robert Crookall d’Angleterre.
Selon l’information que lui fournit le personnel médical:
.seulement dix pour cent des gens sont conscients juste
avant leur mort
.dans ce groupe entre la moitié et les deux tiers
ont une vision
.ces visions prennent la forme d’apparitions, de visites
d’êtres aimés, clin d’œil
du monde suivant et d’inexplicables états d’exaltation
Le Dr Melvin Morse déclare que l’historien
français, Philippe Aries, a trouvé que 1000
ans avant notre ère le mourant parlait de vision
de Dieu et voyait ceux qui étaient morts avant. Il
se plaint de ce que aujourd’hui les patients qui ont
de telles visions sont traités pour ‘anxiété’
avec des narcotiques et du valium, qui tous deux affectent
la mémoire à court terme et empêchent
les patients de se souvenir des visions qu’ils auraient
pu avoir (Morse 1993 : 60). Il déclare aussi qu’à
peu près quatre vingt dix pour cent des gens qui
meurent dans les hôpitaux sont ‘lourdement’
sous sédatifs, réanimés sans cesse
et médicalisés et que les médecins
voient les visions de lit de mort comme un problème
à soigner (Morse 1993 : 63).
Dans son livre Closer to the Light—Learning from the
Near-Death Experiences of Children (Plus près de
la lumière – En Apprenant à partir des
Expériences de Mort Imminente des Enfants) Morse
met en avant l’idée que les visions de lit
de mort sont ‘un aspect oublié du mystérieux
processus de la vie’ et qu’elles peuvent avoir
un formidable effet de réconfort salutaire sur le
mourant et la famille (1993 : 65). Il raconte plusieurs
cas d’enfants mourant qui avaient des visions de l’après-vie
durant leurs derniers jours. Ils décrivaient d’étonnantes
couleurs et de beaux endroits et des parents décédés
dont parfois ils ignoraient l’existence.
Pas des hallucinations
Le Dr Osis lui-même commença à supposer
que ces expériences étaient de simples hallucinations
causées par l’effet biochimique d’un
cerveau mourant. Cependant, après investigation,
il devint convaincu que ces expériences étaient
si extraordinaires et si convaincantes qu’elles ne
pouvaient pas être expliquées par la condition
physique du patient ou par la médication qu’il
prenait.
Il y a beaucoup de cas dans les archives de la Société
pour la Recherche Psychique où le visiteur apparaissant
a été vu par d’autres au côté
du lit de la personne mourante, parfois par plusieurs personnes
simultanément :
.dans un cas bien documenté une apparition fut vue
par la femme mourante, Harriet Pearson, et par trois parents
qui s’occupaient d’elle (Journal de la Société
pour la Recherche Psychique Fév 1904 : 185-187)
.dans un autre cas d’un jeune garçon mourant,
deux témoins virent indépendamment sa mère
récemment décédée sur le côté
du lit de l’enfant (Compte rendu de la Société
pour la Recherche Psychique, Volume 6 p. 20).
Les visions de lit de mort sont en accord avec et confortent
les autres preuves de l’après-vie. Parmi ceux
qui connaissent une mort consciente, cinquante à
soixante pour cent vont avoir une vision de l’après-vie.
L’importance des visions de lit de mort
Dans son livre Parting Visions (1994) (Visions au Départ)
le pédiatre Melvin Morse avance que:
.les membres de la famille qui savent que ces visions existent
sont connus pour passer plus de temps au côté
de la personne mourante. Ce facteur allège beaucoup
la culpabilité qu’ils peuvent ressentir après
la mort.
.les visions spirituelles donnent des forces au patient
mourant en leur faisant réaliser qu’ils ont
quelque chose à partager avec les autres
.les visions spirituelles enlèvent toute peur de
la mort chez le patient et sont très réconfortantes
pour les parents
.elles peuvent prévenir le surmenage de la part du
personnel médical
.accompagnées, elles peuvent réduire de beaucoup
les procédures médicales gaspilleuses qui
sont souvent douloureuses pour le patient. Il déclare
que 30 à 60% de l’argent américain de
la santé est dépensé dans les quelques
dernières années de vie des personnes et ‘la
plus grande part est dépensée dans des procédures
irrationnelles qui ne font rien pour prolonger la vie’
(Morse 1994 : 136).
Carla Wills-Brandon M.A. PhD Psychologue (Master of Science,
Agrégée), conseillère et auteur de
six livres publiés, devint intéressée
par les visions de lit de mort quand son propre fils en
eut une à l’âge de trois ans. Visité
par une personne de l’autre monde qui lui apprit qu’il
était là pour prendre son grand père
avec lui, son fils était confiant parce que son ‘Pa’
serait en bonne santé. Dans son livre ‘One
last Hug Before I Go : The Mystery and Meaning of Death
Bed Visions (Un Dernier Baiser Avant que Je Parte : Le Mystère
et la Signification des Visions de Lit de Mort), non seulement
elle réexamine les recherches de Barrett et Osis,
mais en plus elle s’intéresse à beaucoup
d’expériences récentes.
Expériences de fin de vie
Les Dr Jeff Long et Jody Long font des recherches sur les
expériences de fin de vie qu’ils décrivent
comme une nouvelle catégorie de recherche concernant
la personne qui peut voir des êtres et de la lumière
brillante dans les six derniers mois de sa vie.
Sur Internet
Carla Wills Brandon http://www.carla.wills.brandon.net/
conduit une recherche actuelle sur les visions de lit de
mort et recherche des personnes qui en ont eu une.
Pour connaître les études en cours voir le
site Internet de la University of Virginia Division of Personality
Studies.
http://www.med.virginia.edu/medicine/inter-dis/personality_studies/
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